Illustration par l’auteur
CYCLE « AD ASTRA TOME 1 » (1/6)
PROLOGUE
La nuit étale son blanc argenté sur les champs et les forêts de Pavitta. La jeune Lune, rose et transparente comme l’oreille d’un nouveau-né, prête son ouïe tendue au chuchotement étouffé d’une journée qui disparaît dans l’infini du Temps :
Sous l’églantier un chaton abandonné file l’appel à peine audible de sa petite voix… L’églantier hérisse toutes ses épines.
Du grenier vient le son sourd d’un « cou-cou-miaou » de chouette, un écho complice à l’alerte impuissante de la bestiole esseulée…
La peur pèse sur le jardin et épaissit le crépuscule. Quelqu’un fait surgir la flamme craquante d’une allumette. L’herbe assourdit le bruit des pas autour de l’églantier.
o-o-o
